Sur le quai des Pêcheurs, les plongeons succédaient aux passes de rugby, pendant que la rade de Toulon servait de décor au jeu comme à la mémoire maritime. À quelques rues de là, les jardins de la Tour Royale accueillaient la musique, l’ancienne chapelle Chalucet ouvrait ses espaces au design, et le jardin Alexandre 1er retrouvait le rythme plus calme d’un concert de kiosque.
Du vendredi 26 au dimanche 28 juin, Toulon a concentré en trois jours plusieurs rendez-vous qui ont attiré habitants et visiteurs. Sport, concerts, patrimoine naval, architecture d’intérieur et traditions de pêche ont occupé différents lieux de la ville, donnant à ce dernier week-end de juin une densité rare avant l’entrée dans l’été.
Le waterugby a ramené la foule sur le quai des Pêcheurs
L’AXA waterugby a signé sa deuxième édition à Toulon, avec un format désormais identifié dans le paysage local. Imaginé par l’ancien international toulonnais Yann Delaigue et porté par l’association Arène Rugby, le tournoi avait déjà réuni plus de 500 joueurs et 15 000 spectateurs lors de sa première édition.
Cette fois, près de 600 joueurs venus de toute la France, mais aussi d’Angleterre et d’Espagne, se sont affrontés pendant trois jours dans la rade de Toulon. Le principe reste spectaculaire pour le public : des matchs courts, rythmés, joués au contact de l’eau, à deux pas du stade Mayol.

Le point le plus attendu a été le match des Légendes, avec d’anciennes figures du RC Toulon et du rugby international revenues pour un rendez-vous davantage pensé comme une fête populaire que comme une simple démonstration sportive. Le village installé autour de l’événement a également mis en avant le rugby fauteuil et la sensibilisation à la protection du milieu marin.
La Tour Royale a accueilli les nuits du Moko Festival
Dans les jardins de la Tour Royale, le Moko Festival, anciennement Rockorama, a poursuivi son histoire avec une 17e édition gratuite. Le site, ouvert sur la mer, a attiré plusieurs milliers de festivaliers sur les pelouses pour trois soirées de concerts et de DJ sets.
Le temps fort cité par la ville reste le set de Chloé, figure de l’électro française, qui a marqué le week-end. Le programme s’est poursuivi avec une sieste électronique menée par Bottex, avant une clôture confiée à Partisan Showcase.

La gratuité de l’événement compte dans son ancrage local. Elle permet à un public large de s’approprier un lieu patrimonial sans barrière d’entrée, dans une ville où la saison estivale repose autant sur les grands rendez-vous que sur l’usage quotidien des espaces publics.
La mer, le design et les traditions ont occupé le même calendrier
Le week-end a aussi coïncidé avec les 400 ans de la Marine nationale. Des visites exceptionnelles de la rade étaient organisées, permettant au public d’approcher les bâtiments de la force navale et de replacer le port militaire dans l’histoire de Toulon. Dans une ville construite autour de cette présence, ces sorties ont mêlé curiosité familiale, patrimoine vivant et mémoire collective.
La création contemporaine avait, elle aussi, son temps fort avec l’inauguration de Design Parade Toulon. Le festival célèbre un double anniversaire : 20 ans pour le volet objet à Hyères et 10 ans à Toulon pour l’architecture d’intérieur. L’exposition « 20+10, Génération(s) Design Parade » se tient dans l’ancienne chapelle Chalucet, sur le parvis de la médiathèque Chalucet et sur les grilles du jardin Alexandre 1er.

Josée Massi, maire de Toulon, a donné le coup d’envoi de cette édition, entourée notamment de Laurence Masson-Dubroc et Stéphanie Slimani. Le choix de Chalucet confirme la place prise par ce quartier dans la programmation culturelle toulonnaise, entre médiathèque, création et circulations piétonnes.
Une Saint-Pierre suivie d’un concert au jardin Alexandre 1er
La fête de la Saint-Pierre a rappelé un autre lien à la mer. Organisée par la prud’homie de pêche de Toulon et la paroisse de la Cathédrale, cette célébration honore le saint patron des pêcheurs provençaux et rend hommage aux disparus en mer.
La procession puis la bénédiction des bateaux ont replacé les métiers de la mer dans une tradition toujours visible. À Toulon, cette mémoire ne relève pas seulement du folklore : elle accompagne une histoire marquée par les risques venus du large, mais aussi par les ressources qu’apporte la Méditerranée.
Dimanche en fin d’après-midi, le jardin Alexandre 1er a offert une fin plus posée à ce week-end chargé. L’Orchestre d’Harmonie Toulon Var Méditerranée y a joué gratuitement pendant une heure et demie, avec des œuvres de Jacques Offenbach puis un répertoire plus récent de musiques de films et de jeux vidéo. Familles, élus et promeneurs se sont retrouvés sous les arbres, dans l’un des lieux qui a relié tout le week-end culture populaire, patrimoine et usages quotidiens de la ville.
Source: Ville de Toulon
Contexte et actions A propos de cet article
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Ce récit reprend les éléments factuels publiés par la Ville de Toulon et les replace dans le contexte local du week-end des 26, 27 et 28 juin.
- Dates du week-end, lieux et événements recoupés avec le texte source fourni.
- Chiffres de participation conservés uniquement lorsqu’ils sont mentionnés dans la source.
- Noms des personnes, festivals et lieux repris sans ajout d’allégations non sourcées.
- Distinction maintenue entre sport, culture, patrimoine naval, design et traditions maritim...
- Source
- Ville de Toulon
- Portée
- Toulon
- Mis à jour
- 2026-06-30 13:05
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