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Un groupe de personnalités politiques marchant ensemble sur le quai d'une gare ferroviaire.

À Toulon, la ligne vers Marseille et Nice change de rythme

14 allers-retours en semaine, 16 le week-end : un an après l’arrivée de Transdev sur une partie de l’offre régionale, la ligne Zou ! Marseille-Toulon-Nice affiche un changement d’échelle pour les voyageurs du littoral. La desserte a été renforcée, les rames renouvelées et une gare supplémentaire, Carnoules, figure désormais dans le service.

Le bilan présenté mardi 30 juin 2026 à Toulon reste celui d’une première année d’exploitation, avec ses limites : il mesure une phase encore récente, sur un axe très fréquenté, où la régularité se juge aussi dans la durée. Mais les chiffres mis en avant par les acteurs publics et l’exploitant donnent déjà une lecture concrète de ce qui a changé pour les trajets quotidiens.

Des trains plus fréquents entre les métropoles

L’ouverture à la concurrence des trains régionaux, engagée par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a confié à Transdev l’exploitation de cette offre, auparavant assurée par la SNCF. Cette évolution était présentée comme une première en France pour le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Sur l’axe Marseille-Toulon-Nice, la fréquence annoncée a été doublée. En semaine, l’offre atteint 14 allers-retours, soit un train toutes les heures. Le week-end, elle monte à 16 allers-retours. Pour les actifs, étudiants et voyageurs réguliers de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, l’enjeu se lit d’abord dans la marge de choix : moins de dépendance à un horaire unique, davantage de possibilités pour organiser une journée entre les trois grands pôles du littoral.

À Toulon, la ligne vers Marseille et Nice change de rythme
Repère Donnée annoncée
Allers-retours en semaine 14
Allers-retours le week-end 16
Rames neuves mises en service 16
Gares desservies 9
Satisfaction globale mesurée 95,2 %

Le confort monte en gamme dans les rames

La nouvelle offre repose aussi sur 16 rames neuves, mieux équipées que les trains remplacés. Les voyageurs disposent de sièges plus larges, de la climatisation, du wifi, de prises électriques, de ports USB et d’une offre de restauration.

Ces éléments ne règlent pas seuls les contraintes d’un trajet régional : affluence, correspondances, incidents d’exploitation et accès aux gares restent déterminants. Mais ils modifient l’expérience à bord, surtout pour les déplacements répétés entre domicile, travail et études.

La desserte compte désormais 9 gares, avec Carnoules parmi les arrêts intégrés. Cette extension pèse dans l’équation locale, car elle ajoute une porte d’entrée ferroviaire sur un territoire où la voiture reste souvent le réflexe par défaut.

À Toulon, la ligne vers Marseille et Nice change de rythme

Une première année observée de près

Pour marquer cet anniversaire, Renaud Muselier, président du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, Thierry Mallet, président-directeur général de Transdev, et Édouard Hénaut, directeur général France de Transdev, ont effectué le trajet Marseille-Toulon à bord d’une des nouvelles rames.

Le départ a eu lieu à 9 h 57 depuis Marseille Saint-Charles. Le train est arrivé 42 minutes plus tard à Toulon, à l’heure, sur la voie C. Une délégation locale était présente à l’arrivée, notamment Josée Massi, maire de Toulon et présidente de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, Jean-Louis Masson, président du Conseil départemental du Var, et Thierry Guimbaud, président de l’Autorité de Régulation des Transports.

Le symbole de la journée a été confié à une passagère, Margaux, désignée comme la 5 millionième voyageuse de l’offre. Elle a reçu un ticket d’or lui permettant de voyager de manière illimitée pendant un an sur les lignes régionales Zou.

À Toulon, la ligne vers Marseille et Nice change de rythme

Ce que les usagers peuvent déjà mesurer

Le taux de satisfaction global communiqué atteint 95,2 %, selon une enquête menée en avril et relayée par Édouard Hénaut. Ce chiffre traduit un accueil favorable, mais il ne dit pas tout : une satisfaction déclarée ne remplace pas un suivi détaillé de la ponctualité, des suppressions de trains, de la capacité aux heures de pointe ou de la qualité des correspondances.

Pour Toulon, le sujet dépasse le confort ferroviaire. La ville se situe au cœur de la ligne des Métropoles, entre Marseille et Nice, sur l’un des couloirs de déplacement les plus chargés de France. Chaque amélioration de fréquence peut peser sur les arbitrages du quotidien : prendre le train plutôt que la voiture, éviter une portion routière saturée, ou rendre un trajet interurbain plus prévisible.

Josée Massi a présenté cette offre comme une réponse à la saturation des routes et aux engagements climatiques de la métropole. Elle a aussi insisté sur la nécessité de mieux articuler le ferroviaire avec les transports urbains, afin que le gain ne s’arrête pas au quai de la gare.

Les prochains enjeux se joueront sur la régularité

La première année installe un point de comparaison. La suite dépendra de la capacité à maintenir la fréquence, à absorber la hausse de fréquentation et à améliorer l’intermodalité autour des gares, notamment à Toulon et dans la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

La maire de Toulon a formulé le souhait que cette première année devienne « un point de départ vers des fréquences renforcées et une intermodalité toujours mieux pensée avec nos transports urbains, tout en préservant une offre tarifaire accessible au plus grand nombre ».

Source: Ville de Toulon

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Claire Benamar

Claire Benamar

Auteur

Claire suit l’actualité de Toulon avec une attention particulière pour les décisions municipales, les services publics, la vie associative et les questions de mobilité. Formée au journalisme local, elle privilégie les documents sources, les entretiens de terrain et la vérification des annonces avant publication. Son travail vise à rendre les informations utiles, compréhensibles et fiables pour les habitants

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